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Programmes de lutte contre l’érosion

La zone d’Imilchil est une vallée de montagnes située à une altitude moyenne de 2300 mètres, dans la partie septentrionale du Haut Atlas marocain. C’est le départ de quatre bassins très importants au Maroc : le Ziz, le Qhris, l’Oum Rabbia et le Melouya.

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La problématique de l’érosion touche d’une manière directe les populations des zones montagnardes de notre zone d’intervention et indirectement les populations en aval, du fait de la diminution des capacités de rétention des barrages avec l’écoulement des eaux et des pierres.    

En 2003, un projet intégré développé par l’association ADRAR a permis de réaliser des activités d’écotourisme et le développement de l’artisanat domestique, l’élevage et l’aviculture intensive en micro-unités (ces deux derniers aspects ont été financés par la Fondation Mohamed V). L’objectif global de ce projet était de lutter contre la dégradation des ressources naturelles et réduire les pressions existantes sur le couvert végétal et les écosystèmes de la région en sensibilisant la population locale, les élus locaux et les écoliers.

En 2007, un colloque organisé par l’association AKHIAM dans le cadre de l’INDH a permis de se concerter sur les solutions à apporter aux problèmes d’érosion des sols et de lutte contre les effets des crues dans la vallée d’Imilchil. Parmi ces solutions figurent la mise en place de techniques de techniques de conservation des eaux et des sols d’une part, et la valorisation des eaux pluviales et la limitation  des risques d’érosion d’autre part. C’est le cadre du projet de « Lutte contre l’érosion et les inondations dans la plaine alluviale de la vallée d’Imilchil ». Ce projet comprend trois volets :

  • d’une part, des solutions techniques la mise en repos d’un versant et le suivi de la régénération de la végétation naturelle avec des méthodes phyto-écologiques ont permis une évaluation de la production en biomasse et le calcul de la charge pastorale. L’étape suivante a consisté à la mise en place de seuils de gabions, construits en grande partie grâce aux chantiers de jeunes bénévoles.
  • d’autre part, des alternatives économiques viables avec la de valorisation de l’espace agricole (pommiers et pomme de terre),
  • parallèlement, la diffusion de fours économe de bois et la mise en place d’un dépôt de gaz dans le village Agoudal ont permis d’atténuer la pression sur la végétation naturelle.

En 2012, le programme de « conservation des sols et des eaux dans le bassin versant de la vallée Assif Melloul »» présenté au Fonds pour l’environnement mondial (FEM) vient compléter les aspects du projet précédent avec un volet de sensibilisation et formation d’une part et la création d’une pépinière de groseillier sauvage et d’épine vinette :

  • Un premier volet a visé la sensibilisation des habitants de la vallée sur l’importance du couvert végétal pour fixer les sols et  permettre la rétention et l’infiltration d’eau.
  • Un deuxième volet a permis la multiplication de plants de groseillier sauvage et d’épine vinette pour alimenter les chantiers de reboisement qui seront ouvert dans la vallée. Pour cela, nous avons créé deux pépinières de groseille sauvage et de l’épine vinette.
  • L’étape du reboisement des ravins vulnérables et à hauts risques dans la vallée a été quant à elle réalisée au cours de l’année 2015 avec l’introduction de 10 000 plants dans deux ravins identifiés. Le reboisement doit permettre de réintroduire des plantes autochtones qui jouent un rôle important comme frein aux inondations et fixation des eaux et des sols.

A l’occasion de l’anniversaire d’AKHIAM les 11 au 12 avril 2015, une évaluation des avancées sera effectuée avec des visites de terrain de la part des partenaires du projet : la population locale, les communes et les experts a permis de faire connaitre ce type d’actions qui peut se multiplier à l’échelle nationale.